" Je fais des chansons d'amour et j'en suis fier. On peut me taxer de crooner fleur bleue, mais je considère que le public est seul juge et surtout le meilleur des critiques. "
Avec plus de 20 millions d'albums vendus à travers le monde, une centaine de concerts par an à travers la France, le crooner belge, ami de Johnny Hallyday, Patrick Bruel, Julio Iglesias, Richard Cocciante ou encore Zucchero, ne comprend toujours pas le peu d'intérêt qu'il suscite auprès des grands médias. Peu importe, il continue sur la ligne qu'il s'est tracée, vivre par et pour sa passion de toujours, la chanson.
Combien d'artistes peuvent se vanter de faire 15 dates d'affilée dans la mythique salle de l'Olympia à Paris ?
Depuis plus de vingt ans, aucun de ses albums ne s'est vendu en France à moins de 500 000 exemplaires, sans compter ses multiples succès en Espagne, en Italie, au Canada et même en Allemagne où il signa un tube disco au début des années 80.
Après l'album “ Entre nous ”, classé numéro 8 des ventes en 2003 devant Phil Collins et Vincent Delerm, sur lequel figurait une des rares mélodies composée par Johnny Hallyday ( ” Pour faire une chanson ”), c'est à Nashville aux Etats-Unis que Frank Michael est parti poursuivre l'aventure
Un vrai conte de fée pour le fils de mineur italien qui se souvient avoir regardé les shows d'Elvis Presley par le trou de la boîte aux lettres des voisins faute de posséder une télévision.
En Amérique, Frank Michael, a enregistré avec les véritables musiciens du King un album hommage à l'idole de ses 15 ans. Un événement puisque aucun artiste français ou international n'avait eu le privilège de travailler avec de telles pointures réunies. Deux semaines passées dans un studio sur la 16ème avenue à Nashville avec Joe Guercio, mythique directeur musical d'Elvis pendant les années Vegas, ou encore l'incroyable guitariste James Burton, sans compter le ch½ur des Imperials.
Au final, un disque étonnant sorti le 9 septembre 2003 : “ Thank You Elvis ” (Up Music), et qui comprend 15 reprises en français et en italien du plus grand crooner de tous les temps, ainsi qu'un inédit aux paroles signées du complice de toujours Michel Mallory (auteur par ailleurs de “ La musique que j'aime ” pour Johnny Hallyday).
Du bel ouvrage que Frank Michael a eu l'occasion de défendre fin 2003 sur les routes de France